Résumé

Portrait de Philarète Chasles Philarète Chasles De la Guerre sociale dans ses rapports avec la philosophie panthéiste et le mouvement…

Tout progrès naît d’une guérison ; toute force nouvelle naît d’une faiblesse réparée. Quittez donc la folie du spinozisme politique, du panthéisme appliqué à la chose publique, la folie de l’espérance insensée, la manie de vous préférer à tout, de ne vous résigner à rien, d’effacer ce qui fait obstacle ; ne vous fiez pas à l’amour-propre, et souvenez-vous que l’Espagne est morte d’orgueil, l’Italie de volupté artistique, Rome de puissance excessive, parce que tout peuple meurt du germe même de sa grandeur. Puisse la France, si fière de son vieil et charmant honneur, ne pas mourir de vanité !
Source : Wikisource

Portrait de Philarète Chasles Philarète Chasles De la Guerre sociale dans ses rapports avec la philosophie panthéiste et le mouvement…

Philosophe optimiste, dis-je à mon interlocuteur quand la triste colonne eut défilé, pendant que vous raisonnez avec une subtilité si sublime sur les perfections de l’humanité et sur ses destinées splendides, voilà des malheureux qui ne pensent guère à l’explication que vous donnez de leurs actes. C’est bien votre doctrine qui les pousse, mais à leur insu. Ils raisonnent ainsi : « Puisque je suis dieu, tout est à moi ; puisque je suis bon, tout ce que je fais est bien ; puisque je suis libre, tout m’est permis, » et ils agissent en conséquence. Rien de plus logique que l’humanité.
Source : Wikisource

Portrait de Philarète Chasles Philarète Chasles De la Guerre sociale dans ses rapports avec la philosophie panthéiste et le mouvement…

C’est le lendemain de la révolution de février qu’il fallait appeler tous les chefs d’industrie de France pour leur ouvrir un fonds de secours, une caisse de prêt et leur commander de vastes travaux : défrichement, canalisation, constructions, chemins de fer, certes les objets ne manquaient pas. On aurait, à ce prix, rattaché à la patrie cette foule d’hommes qui l’exècrent comme une marâtre, car la patrie ce n’est pas le sol, la terre et le ciel ; c’est l’amour, c’est le lien social, la commune sympathie ; quiconque maudit la société maudit sa patrie, maudit sa mère.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature