Résumé

P. Gandon Réfutation générale du socialisme par l'analyse et le raisonnement… (1849)

Suivant le socialisme, tout homme en venant au monde a le droit imprescriptible de vivre : la terre est l'héritage commun de notre espèce, personne ne peut être exclu de la possession égale de cet héritage, que par la violation de son droit naturel.
Jusqu'à présent les socialistes n'ont présenté que deux moyens d'appliquer le droit au travail : soit par la loi agraire, d'après laquelle la terre serait partagée en autant de parties égales qu'il y a de membres de la société ; soit par l'association universelle, où l'Etat serait le producteur et le directeur général des biens sociaux.
Source : Gallica

P. Gandon Réfutation générale du socialisme par l'analyse et le raisonnement… (1849)

Quel est le mobile de la circulation du capital ? N'est-ce pas l'intérêt? — N'est-ce pas en vue de retirer une rente de son argent que le rentier le prête à l'entrepreneur ? N'est-ce pas pour recueillir un loyer de sa maison, que le propriétaire fait bâtir ? Enfin, n'est-ce pas dans l'espérance de faire des bénéfices que le capitaliste fait rouler ses fonds, et que le commerçant achète des marchandises, et porte ainsi son numéraire sur tous les points du globe ?
Source : Gallica

P. Gandon Réfutation générale du socialisme par l'analyse et le raisonnement… (1849)

Comment parler de réformer la société, quand vous affirmez que votre Dieu est une aveugle fatalité physique ? Cependant, si vous pensez rendre l'homme meilleur avec vos institutions nouvelles, il vous est donc possible de former le moule de vos qualités, et d'être par ce moyen l'ouvrage de vos propres mains, les fils de vos oeuvres? Et s'il peut en être ainsi, avouez donc que vous êtes les arbitres de votre avenir, le principe moral précédant la réalisation du bien ou du mal.
Le socialisme présente ceci de contradictoire en lui-même.
Source : Gallica

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