P. Gandon

Élements biographiques

P. Gandon,  Que serait une société sans Dieu… (1851)

“ La pratique de l'anarchie, au contraire, suppose forcément que la société se nie elle-même, par la divergence absolue de ses membres, marchant en opposition les uns desautres; dans un désordre totalement désorganisateur.
Ainsi, l'anarchie, par la raison qu'elle a pour principe la liberté illimitée de l'individu, est l'antipode radical de la souveraineté populaire ; car celle-ci, impliquant l'unité politique, ne peut exister que par la dépendance réciproque des hommes ; celle-là, impliquant leur séparation, affirme leur indépendance complète. L'une produit le despotisme, l'autre le chaos.
”
Source : Gallica

P. Gandon,  Réfutation complète et radicale de l'association universelle basée sur le matérialisme… (1850)

“ C'est dans le fusionisme intellectuel, présenté vaguement aujourd'hui, que l'humanité réalisera la puissance, la science et la justice universelles ; l'esprit, emporté vers son centre d'atraction qui est Dieu, trouvera, en obéissant à sa loi, la félicité la plus pure, et un bonheur tel que les poètes religieux l'ont rêvé en décrivant le paradis terrestre.
Inutile d'ajouter que, contrairement au spiritualisme, le matérialisme entraîne le monde vers un abîme de maux incalculables; qu'une société matérialiste, quelle qu'elle soit, n'a pas d'autre solution que l'esclavage, le chaos et la mort.
”
Source : Gallica

P. Gandon,  Droit au travail. [Signé : Gandon… (1848)

“ Rien n'est plus faux que ce raisonnement : car en faisant des institutions qui détruiseut les droits primi tifs de l'homme, vous le réduisez à prendre' votre minime salaire, quelles qu'en soient les dures conditions ! En effet, du moment qu'un individu est dépouillé de ses instruments de travail, il se trouve placé dans la triste alternative de choisir entre une ingrate et servile dépendance et les angoisses de la faim! Nier le droit au travail, c'est rompre la solidarité humaine: comment, après une telle négation, pouvez-vous encore exiger des devoirs de la part de celui qui ne possède rien? ”
Source : Gallica

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