P. Gandon, Que serait une société sans Dieu… (1851)
“ La pratique de l'anarchie, au contraire, suppose forcément que la société se nie elle-même, par la divergence absolue de ses membres, marchant en opposition les uns desautres; dans un désordre totalement désorganisateur. Ainsi, l'anarchie, par la raison qu'elle a pour principe la liberté illimitée de l'individu, est l'antipode radical de la souveraineté populaire ; car celle-ci, impliquant l'unité politique, ne peut exister que par la dépendance réciproque des hommes ; celle-là, impliquant leur séparation, affirme leur indépendance complète. L'une produit le despotisme, l'autre le chaos. ”
