Résumé

P. Gandon Que serait une société sans Dieu… (1851)

La pratique de l'anarchie, au contraire, suppose forcément que la société se nie elle-même, par la divergence absolue de ses membres, marchant en opposition les uns desautres; dans un désordre totalement désorganisateur.
Ainsi, l'anarchie, par la raison qu'elle a pour principe la liberté illimitée de l'individu, est l'antipode radical de la souveraineté populaire ; car celle-ci, impliquant l'unité politique, ne peut exister que par la dépendance réciproque des hommes ; celle-là, impliquant leur séparation, affirme leur indépendance complète. L'une produit le despotisme, l'autre le chaos.
Source : Gallica

P. Gandon Que serait une société sans Dieu… (1851)

Que penser d'un homme qui soutient que nous ne sommas que le reflet de Dieu, puis, après cela, qui nié que Dieu soit un être extérieur à l'humanité ? Quelle confiance mérite un écrivain qui affirme que le gouvernement est le générateur de la liberté, et qui vient soutenir ensuite que c'est la liberté qui produit le gouvernement? Y a-t-il dans le proudhonisme, je ne dis pas une ombre de science, mais une ombre de bonne foi, quand il change l'origine de la Divinité et de l'autorité, pour les nier ensuite également toutes deux?
Source : Gallica

P. Gandon Que serait une société sans Dieu… (1851)

Si donc, monsieur Proudhon, la centralisation et la séparation absolue, simultanées des pouvoirs est un absurde paradoxe, il est certain que vous ne savez ce que vous dites en parlant de gouvernement an-archique, ou vous êtes un homme de la plus insigne mauvaise foi.
Par exemple, s'il n'y avait en France qu'une fraction du peuple qui fût laboureur, pourrait-on dire que la nation entière est centralisée dans son agriculture ? Et, s'il n'y a également qu'une fraction de la société qui soit industrielle, serait-il vrai d'affirmer que la nation entière est centralisée dans son industrie ?
Source : Gallica

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