Résumé

L.-J. Périlhou Unité démocratique, ou Essai de synthèse… (1851)

Eh bien, notre société n'est malade que parce que le crédit n'existe pas. Qu'il se constitue, et la santé succède à la maladie, le bien-être à la gêne, l'abondance à la misère, la vie à la mort. Le crédit, c'est le travail se faisant crédit à lui-même; c'est le travail d'hier venant en aide au travail d'aujourd'hui, à celui de demain; c'est la fraternité transportée dans l'ordre économique, l'égalité entre tous les éléments de la production, la liberté pour tous les travailleurs.
Source : Gallica

L.-J. Périlhou Unité démocratique, ou Essai de synthèse… (1851)

Unité pour combattre, unité pour fonder, unité pour la paix, unité pour la guerre.
Unité partout et toujours, mais unité sans despotisme.
L'unité régit le monde physique, elle doit régir aussi le monde moral; l'unité c'est la loi universelle.
Avec l'unité de la démocratie, tout est possible, même, peut-être, dans l'avenir, le gouvernement direct du peuple; c'est donc par elle qu'il faut commencer.
Jetons un voile sur le passé ; toutes les nuances de la démocratie ont des fautes à se reprocher; l'infaillibilité est un privilège auquel il n'est donné à personne de prétendre.
Source : Gallica

L.-J. Périlhou Unité démocratique, ou Essai de synthèse… (1851)

Le suffrage universel hier encore était une utopie, la République utopie, la vapeur utopie !
Utopie, toujours utopie, c'est le mot des impuissants et des faibles ; c'est aussi, qu'on ne l'oublie pas, le mot du mauvais vouloir.
L'utopie de la veille est la réalité du lendemain; il n'y a entre elles que la différence de la théorie à l'application.
Mais il y aura des pertes; qui en doute et qu'importe? Il importe peu qu'un individu travaille avec plus ou moins de fruit, l'essentiel est qu'il travaille, parce qu'en travaillant il se moralise et augmente la richesse générale.
Source : Gallica

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