Résumé

Gustave Biard Bible des idées nouvelles, par Gustave Biard (1850)

Oui, parce que si la communauté a pour elle, en apparence, l'unité, cette unité qui n'a pas passé par le tamis du libre arbitre de chacun, mène droit au despotisme; tandis que l'association, qui est aussi une unité, mais de moyen seulement, implique la liberté de la modifier indéfiniment, d'y demeurer, de s'en retirer, sans que cela compromette l'ordre social, puisque les bases en sont ailleurs, à savoir dans le travail universel. L'association libre, c'est donc là le seul mode rationnel, équitable, de sociabilité.
Source : Gallica

Gustave Biard Bible des idées nouvelles, par Gustave Biard (1850)

Depuis la création du monde, Dieu ou l'Ordonnance universelle s'obstine à se dissimuler à ses créatures, et même aux plus intelligentes d'entre elles: l'humanité; mais celle-ci, infatigable dans sa curiosité, et sentant d'ailleurs brûler en elle un rayon de l'Ordonnance invisible, s'est mise à chercher Dieu par toutes les voies, par tous les sentiers, par tous les rochers, par tous les abîmes ; ne reculant devant rien, pas même devant la mort !
Source : Gallica

Gustave Biard Bible des idées nouvelles, par Gustave Biard (1850)

Nous croyons à l'esprit, c'est-à-dire au privilége de la parole, et nous nous laissons guider par lui ; c'est de la monarchie ; l'esprit est la faculté de mentir sur tout, à l'occasion de tout, et de tromper en toute occasion ; c'est le vomitoire de la raison humaine, quand il n'est pas un sophiste, dit Saint-Just, qui mène les vertus à l'échafaud.
Source : Gallica

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