Résumé

Émile Montégut La Révolution et les révolutionnaires de février

Je dis, en effet, que la révolution de février, si elle avait chance de réussir, marcherait à rebours non-seulement de l’ordre éternel des sociétés, mais même à rebours de la révolution française. Je dis qu’elle est immorale, qu’elle est un crime contre la civilisation moderne, contre l’esprit moderne ; que, sous apparence de continuer et de mener plus loin cette même civilisation, son but secret est de la tuer, car la révolution de février a été faite contre ce qui s’appelait autrefois le tiers-état et ce qui s’appelle aujourd’hui bourgeoisie.
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Émile Montégut La Révolution et les révolutionnaires de février

Il en est de même de l’humanité : elle n’appartient qu’à Dieu ; mais le gouvernement de cette même humanité appartient à ceux qui ont prouvé qu’ils étaient capables de la gouverner. Or, le peuple est comme le sol éternel de l’humanité ; c’est le fond de toute société humaine, duquel tout sort, grandit, travaille, et dans lequel, par le long effet des siècles, tout rentre et tout meurt. Le peuple, à proprement parler, n’est donc d’aucun temps : il participe de l’éternité de la race humaine
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Émile Montégut La Révolution et les révolutionnaires de février

L’esprit d’insurrection n’est-il pas toujours blâmable ? A cela nous répondrons simplement que nous n’admettons pas et que nous n’admettrons jamais l’insurrection comme un droit, mais comme un fait, et que par conséquent, si nous considérons la révolution de février comme un fait, nous la trouvons mille fois plus odieuse que toutes les autres sans exception, car son masque est mille fois plus laid. L’insurrection n’est jamais qu’un fait, et, comme tel, elle est toujours brutale, aveugle et condamnable.
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