Résumé

Charles Charpillet Lettres socialistes : première lettre… (1850)

Socialisme ou despotisme ! Puisque la démocratie où nous sommes n'est qu'une attente, et puisque le passé nous est fermé, il faut donc dire en effet : socialisme ou despotisme.
Qui veut le despotisme? Pour moi, je le déclare, il est lé mal des maux, la décadence des décadences; il est la grande démoralisation des nations : j'espère pour mon pays assez de vigueur et de force morale pour le repousser toujours; bien fou, en vérité, qui s'inquiéterait d'institutions et de sociétés humaines, s'il fallait croire qu'il est dans leur destinée de tomber toujours dans cet avilissement.
Source : Gallica

Charles Charpillet Lettres socialistes : première lettre… (1850)

C'est la loi la plus générale de l'humanité, c'est sa force de conservation intellectuelle et physique. Voilà pourquoi philosophes, les poètes, les prophètes, les fondateurs de religions, peuvent seuls toucher à la morale; ils ne s'adressent qu'aux convictions et ne prétendent qu'au droit, commun à tous, de persuader leurs semblables. Si le pouvoir met la main et s'étend sur les choses de cet ordre, comme sa nature est de contraindre et de ployer toutes les résistances à sa volonté, il s'ensuivra que l'humanité lui demeurera livrée toute entière, qu'elle n'aura plus rien à voir
Source : Gallica

Charles Charpillet Lettres socialistes : première lettre… (1850)

Ce n'est pas tout : pour qu'une classe supérieure soit fondée, qu'elle ait la propriété dans une mesure suffisante, il faut que cet état de choses ne soit pas instable et passager comme une génération. Un ordre social n'est point ce qui ne durerait qu'un court espace de temps. Il faut que la continuité, la permanence soient données à cet établissement; il faut que les générations successives n'aient point toujours à le fonder, mais qu'elles le trouvent tout fait et n'aient plus qu'à s'y classer.
Source : Gallica

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