Louis-Clair Beaupoil de Sainte-Aulaire

Résumé

Louis-Clair Beaupoil de Sainte-Aulaire Considérations sur la démocratie… (1850)

La dignité de l'esprit humain a toujours répugné à l'application trop constante de la loi du plus fort ; et toujours le principe démocratique a trouvé, soit dans les institutions, soit dans les moeurs publiques, un contre-poids plus ou moins barbare, mais efficace. Le remède bien souvent peut paraître pire que le mal. Ainsi, dans l'antiquité, par exemple, ce contre-poids naturel, cette raison d'être de la démocratie, c'était l'esclavage.
Source : Gallica

Louis-Clair Beaupoil de Sainte-Aulaire Considérations sur la démocratie… (1850)

On ne réfléchit pas que la démocratie est un principe de guerre, de luttes continuelles, et que bien avant sa campagne de 1789 elle s'agitait armée, inquiète, envahissante, avec tous les caractères enfin qui la distinguent dans tous les temps. L'égalité absolue était la loi commune, à l'origine de notre histoire, à l'époque de l'invasion des barbares, alors qu'un soldat de l'armée de Clovis lui disputait une part égale dans le partage du bulin.
Source : Gallica

Louis-Clair Beaupoil de Sainte-Aulaire Considérations sur la démocratie… (1850)

Dans ce premier ordre de l'état, dans cette république de la noblesse , la constitution intérieure était donc basée sur l'observation du droit commun. L'égalité relative, l'obligation de travailler pour parvenir, la pratique d'une véritable fraternité, entretenue par l'usage de cette éducation à la fois publique et privée ; tous les caractères enfin de la démocratie moderne , telle qu'on travaille à la restaurer dans nos lois, se retrouvent dans la constitution intérieure du corps de la noblesse.
Source : Gallica

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