Robert Villepelet, Histoire de la ville de Périgueux et de ses institutions municipales jusqu'au traité de Brétigny… (1908)
“ La puissance publique appartient à quelque prieur ou à quelque abbé qui perçoit tous les droits de justice. La sauveté répond parfaitement aux besoins et aux moeurs du xe et du XIe siècle. Elle procède de cet état d'esprit d'où sont sorties, vers le même temps, les trêves et les paix de Dieu. Elle n'est souvent autre chose que l'asile traditionnel de l'église et de son pourtour. Dans la ville même de Bordeaux, les puissants chapitres de Saint-André et de Saint-Seurin avaient chacun leur sauveté, où ils exerçaient les droits de haute justice. ”
