Résumé

Portrait de Robert André-Michel Robert André-Michel L'administration royale dans la sénéchaussée de Beaucaire au temps de saint Louis (1910)

Si on cherche à répartir géographiquement la noblesse du pays qui devait former la sénéchaussée royale de Beaucaire, on constate que c'est dans la région montagneuse des Cévennes et du Gévaudan que subsistaient, au moment du traité de Paris, les seigneuries les plus puissantes et les plus nombreuses. C'est là que dominaient les familles d'Anduze et d'Alais, c'est là que se trouvaient les vastes domaines des évêques de Mende, du Puy, de Viviers, dont la puissance temporelle s'étendait dans presque tout le territoire de leurs diocèses.
Source : Gallica

Portrait de Robert André-Michel Robert André-Michel L'administration royale dans la sénéchaussée de Beaucaire au temps de saint Louis (1910)

Après les enquêtes, les ordonnances rendues par le roi pour le Languedoc ou l'ensemble du royaume constituent une de nos sources importantes.
Non seulement elles font connaître les principes directeurs de la politique royale, mais elles permettent encore, en une certaine mesure, de se faire quelque idée de l'état de la société pour laquelle elles sont édictées, non qu'il faille voir dans leurs dispositions, comme on l'a fait trop souvent, le reflet de la vie sociale, mais parce que, exprimant ce qui devrait exister et n'existe pas, elles donnent de la réalité comme une image renversée.
Source : Gallica

Portrait de Robert André-Michel Robert André-Michel L'administration royale dans la sénéchaussée de Beaucaire au temps de saint Louis (1910)

Ainsi la royauté capétienne, en s'établissant dans le Languedoc, ne fit que reprendre à son compte une institution qu'elle trouvait établie, et que le chef des croisés lui-même n'avait fait que généraliser. Le sénéchal de Beaucaire instituépar Louis VIII, conservé par saint Louis, est l'héritier direct de celui de Simon de Montfort, mais il remonte plus haut encore, si l'on recherche l'origine de ses attributions. En matière d'administration, le roi n'innova donc rien et ne prétendit rien innover quand il s'empara des pays nouvellement réunis à sa couronne.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature