Henri Pirenne,
Histoire de l’Europe des invasions au XVIe siècle
“ Riches et puissants comme eux, ils profitaient, comme eux aussi, de leur position excentrique pour conserver à l’égard du roi une liberté presque complète. Enfin, de même qu’une partie des sujets des comtes de Flandre parlait « thiois », ceux des comtes de Toulouse parlaient provençal, et cette individualité linguistique s’ajoutait en la renforçant à l’individualité politique qui distinguait le comté de Toulouse du reste de la France. Elle la renforçait d’autant plus que la littérature provençale au xiie siècle brilla d’un éclat plus vif. ”
