Résumé

Henri Reboul Le dernier des Trencavels, Tome 1

« Votre oncle, » répond Alfar, « en se soumettant aux ordres de l’Église, vous a donné l’exemple de la prudence, non moins que de la piété. Vous êtes, sans doute, convaincu maintenant que la résistance est impossible, quand la force de Dieu se trouve jointe à celle des hommes. Vous devez accorder une confiance pleine et entière aux paroles du légat, puisqu’il m’a fait son interprète auprès de vous ; et je ne crains pas de vous jurer, foi de chevalier, que, si vous voulez me suivre, je vous conduirai et vous ramènerai en toute sûreté, sans qu’il vous arrive aucun tort. »
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Henri Reboul Le dernier des Trencavels, Tome 1

Trencavel rejoignit ensuite sa femme dans le voluptueux manoir de Pezènes, et non moins indigné contre Guillaume que contre le légat. « Agnès, » lui dit-il, « ton père n’a qu’une âme de boue ; il caresse ces tigres mîtrés, qui le dévoreront plus tard ; et il l’aura mérité ; car ils ne viennent ici que pour ravir et déposséder. L’hérésie est pour eux un prétexte, et rien de plus. Pour moi, je leur jure une guerre à mort : et si quelqu’un de ces hypocrites vient à tomber en mes mains, je ne laisserai pas à d’autres le soin de lui faire subir le traitement infligé à Pierre de Castelnau. »
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Henri Reboul Le dernier des Trencavels, Tome 1

« Nous avons tous une même foi, » répondit le viguier, « et Dieu nous a fait cette grâce de pouvoir être tous compris au rang des parfaits hommes et femmes. » « Eh bien, » dit alors le légat, » nous conserverons la vie à tous ceux qu’un repentir sincère ramènera au sein de l’Église. »
« Que la volonté de Dieu s’accomplisse, » dit le viguier ; « je remettrai en vos mains le château et nos malheureux frères ; vous ferez de nous ce qu’il vous plaira : mais songez que nous avons un même père, et que vous êtes comme nous responsables de vos actions devant son tribunal suprême. »
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