Résumé

Henri Reboul Le dernier des Trencavels, Tome 3

« C’est ton frère, » dit-il à Guy, « qui a ordonné le crime. Il était sans doute concerté entre vous. L’avarice et l’ambition, voilà quels sont les dieux de votre famille ; mais le fils de Trencavel n’imitera pas votre lâche conduite. Il n’aura pas employé la trahison pour te faire prisonnier ; il saura se délivrer de toi sans recourir au poison, ou à l’assassinat. Je vais demander au comte de Foix que tes armes te soient rendues, et qu’un combat à outrance soit ordonné entre nous. Dieu est juste, et mon père sera vengé par les mains de son fils. »
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Henri Reboul Le dernier des Trencavels, Tome 3

Frère Pacifique se joignit à Foulques et au frère Jourdain pour descendre à Assise. Jourdain l’entretint du désir qu’il partageait avec ses frères de réunir la congrégation des prêcheurs avec celle des mineurs. « Vous ne devez pas ignorer, » lui dit Pacifique, « que votre illustre prédécesseur fit lui-même cette proposition à notre chef, et qu’il en eut cette réponse : — « C’est la volonté de Dieu que ces deux congrégations restent séparées, afin de s’accommoder à l’infirmité humaine par cette variété, et que celui à qui la rigueur de l’une ne conviendrait pas embrasse la douceur de l’autre. »
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Henri Reboul Le dernier des Trencavels, Tome 3

Vous serez toujours à temps de vous soustraire au fardeau de la puissance, et de sacrifier vos titres au culte de l’amitié et des muses, comme d’autres les ont sacrifiés à l’amour de la pénitence et de la vie ascétique ; mais le sang de Trencavel qui coule dans Vos veines ne permettra pas que vous cédiez à des étrangers des droits qui seront un jour ceux de vos enfans. Avant que l’année s’achève, de nouveaux ennemis viendront vous disputer leur héritage, et, j’en appelle à votre mère, vous devez désormais regarder comme perdus tous les momens qui ne seront pas consacrés à votre défense.
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