F. Em. di Pietro

Résumé

F. Em. di Pietro Histoire d'Aiguesmortes (1849)

Lorsque la tour de Constance, transformée en prison d'État, oubliait ainsi sa première destination, son phare, vainement allumé, n'attirait plus dans le port que quelques rares navigateurs. Les jours prospères étaient passés. La branche du Rhône qui, dans ces temps, allait se perdre dans les marais situés au sud d'Aiguesmortes, versait quelquefois ses sables et ses limons dans l'étang de la ville, c'est-à-dire dans l'ancien port, ainsi que dans le Canal-Vieil, qui servait de communication avec la mer; et elle les rendait l'un et l'autre d'un accès difficile aux navires.
Source : Gallica

F. Em. di Pietro Histoire d'Aiguesmortes (1849)

Cette foire a peu d'importance sous le point de vue commercial, mais c'est la fête de la ville; c'est l'époque où les habitants se livrent aux divertissements en usage dans le pays; où ceux des villes et villages voisins viennent fraterniser avec eux; où les enfants d'Aiguesmortes, disséminés dans les diverses parties de la France et quelquefois du monde, viennent revoir leurs beaux remparts, leurs familles et leurs amis, se délasser de leurs fatigues, goûter les douceurs du climat et le bonheur, si doux, si désiré — tant regretté quand on n'en peut jouir -- de respirer sous le ciel natal.
Source : Gallica

F. Em. di Pietro Histoire d'Aiguesmortes (1849)

Dépossédé du plus beau de ses apanages, le monastère de Psalmodi n'en continua pas moins à prospérer pendant une longue suite d'années. Mais ses annales ne nous présentent plus que des donations incessamment renouvelées, que des contestations sans cesse renaissantes avec les villes et les seigneurs de la contrée, enfin que des bulles et des lettres-patentes confirmant les dons, les faveurs et les privilèges dont cette abbaye continuait à être l'objet. D'ailleurs, nous n'avons plus rien à en dire. Quand l'enfant a grandi, qu'importe ce que devient son berceau ?
Source : Gallica

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