Louis VIII de France

Définition et enjeux

L'expédition de Charles VIII en Italie… (1888)

Ce que Commines disait de l'Europe en général, il avait pu le constater plus d'une fois pour l'Italie en particulier, et dans ces derniers moments surtout où il avait vu les ambassadeurs de Venise et de la ligue se presser encore autour du roi expirant pour solliciter de lui un mot qui rétablît la paix dans leur pays. Tel est le vrai Louis XI, tel est le souverain passionné pour la grandeur de son trône qu'il confondait avec celle de la France, le roi digne de son rang et de sa race, qui, lorsqu'il acquit la certitude de sa fin, dépouilla toutes les faiblesses de sa vie.
Source : Gallica

Louis-Henri Monin Cours élémentaire d'histoire de France (1838)

Le roi de France et son armée n'en traitèrent pas moins ce royaume en pays conquis. Les provinces furent livrées au pillage ; Charles VIII poussa même l'imprévoyance jusqu'à permettre à ses principaux officiers de vendre à leur profit l'approvisionnement des forteresses. Il ne fit rien pour contenter les amis de la maison d'Anjou, encore moins pour se concilier ses ennemis. Tout était à l'abandon; la seule occupation de Charles VIII, au lieu d'organiser sa nouvelle conquête, fut de se faire couronner roi et de faire des entrées solennelles à Naples avec les insignes de l'empire d'Orient.
Source : Gallica

Louis-Henri Monin Cours élémentaire d'histoire de France (1838)

Charles VIII n'avait contre lui que les trois puissances de l'Italie méridionale, Naples, Rome et Floreace.
Tous les plus sages conseillers de la royauté, et surtout l'ancienne régente, s'efforçaient d'opposer les meilleures raisons politiques à l'impétuosité aveugle du jeune roi ; mais il était incapable de comprendre la sage politique de son père, a qu'un village sur la frontière vaut mieux « qu'un royaume au-delà des monts. » Il convoqua à Lyon la noblesse de France
Source : Gallica

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