Eugène Boucher, Éloge de M. de Serre : discours prononcé à l'ouverture de la Conférence des avocats… (1869)
“ M. de Serre a aimé la lutte; il y a porté toute l'énergie et toute la sincérité d'une âme ardente. Les partis, qu'il n'a point épargnés, ne lui ont ménagé ni l'injustice ni même la calomnie. Après avoir connu tous les triomphes de la gloire et les douceurs de la popularité, il est mort accablé de tristesse et désespérant de la France. Sa jeunesse s'était passée dans l'exil où l'avait jeté la Révolution : la réaction l'a laissé mourir sur la terre étrangère, dans une solitude qui ressemblait à un exil. Mais les rancunes des partis doivent s'apaiser devant un tombeau. ”
