Heinrich Moewes, Le pasteur d'Anduze : nouvelle historique du temps des Dragonnades (1847)
“ Telle fut l'affliction chrétienne qu'on ressentit dans la cure d'Anduze. La mère pleura, pleura longtemps, et sa jeune amie, doublement affligée de la mort d'Elise, et de la détresse de madame Ménard, mêla ses larmes aux siennes. Comme les deux voyageurs sur le chemin d'Emmaüs, elles parlaient de ce qui était arrivé, et elles en étaient toutes tristes, mais elles n'étaient pas seules. Celui qui s'approcha des deux disciples, qui leur expliquait l'Ecriture, et dont la parole faisait brûler leur coeur, était aussi auprès d'elles, et leur tristesse en était calmée ”
