Paul Ducourtieux

Résumé

Paul Ducourtieux Histoire de Limoges (1925)

« Le costume des femmes et des jeunes filles est si ancien qu'il paraît dater de l'origine de la ville. Une dame de Paris ou d'une autre ville plus élégante vient-elle habiter ici, si elle ne laisse son costume pour prendre celui de Limoges, serait-elle irréprochable pour la chasteté et la probité, elle passera pour une femme de peu de chose et même peu honnête. La simplicité de ces peuples est telle, que l'ancienneté de leur vilain costume l'empêche de le quitter, ce qui n'est pas raisonnable ».
Source : Gallica

Paul Ducourtieux Histoire de Limoges (1925)

La violence des Plantagenets, dit Louis Guibert, leurs ambitions inquiètes, leurs incessantes querelles de famille, mettent le pays en feu et y attirent des bandes d'aventuriers : routiers, brabançons, basques, ribauds, paillers, l'écume de l'Europe, vivant de pillage et de rapine... Contre ces hordes, le clergé prêche une véritable croisade. L'évêque Gérald du Cher est âgé, ses yeux sont fermés à la lumière. N'importe, il remplit sa mission en empruntant la voix d'un interprête : c'est Isembert, le nouvel abbé de Saint-Martial, qui, le dimanche des Rameaux, appelle le peuple aux armes.
Source : Gallica

Paul Ducourtieux Histoire de Limoges (1925)

La Gaule n'a pas un artiste avant saint Eloi, la France n'a pas de poètes avant les troubadours limousins. Sans doute, il ne faut pas exagérer de ces prémices. L'émaillerie, ce n'est que le début de la peinture ; la versification romane, ce n'est pas le plus haut vol de de la poésie. Mais les précurseurs ne sont pas d'habitude si dénigrés. Aux XIIe et XIIIe siècles, le Limousin pouvait se vanter de parler et d'écrire le dialecte le plus pur de la langue romane, c'est-à-dire l'idiome le plus perfectionné d'Europe.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature