Paul-Louis Grenier

Résumé

Paul-Louis Grenier La cité de Limoges : son évêque… (1907)

D'ailleurs, au XIIe siècle, les deux actes de foi et d'hommage se confondirent et on devint l'homme d'un seigneur en devenant son fidèle.
Le roi de France se réserva ce serment de fidélité dans la clause très générale du pariage (1) , où il dit qu'il n'abandonne pas son droit au serment de tous ceux qui le lui doivent dans la Cité de Limoges (2) .
On sait qu'en 1597, le roi vendant sa part de la justice de la Cité, se réserva « la foy, l'hommage, le ressort et la souveraineté (3) ».
L'évêque de Limoges devait-il le service d'ost et de chevauchée pour la Cité proprement dite ?
Source : Gallica

Paul-Louis Grenier La cité de Limoges : son évêque… (1907)

Mais, dira-t-on, le feudiste, en opposant la seigneurie de la Salle épiscopale à celle de la Cité, voulait simplement en distinguer les droits de certains cens ou rentes que l'évêque avait possédés en commun avec le roi. C'est justement ce que le pariage n'a jamais permis ; nous avons, il est vrai, trouvé un seul exemple d'un cens perçu en commun par le roi et l'évêque au XIVe siècle, mais cette communauté de cens s'explique par la communauté des droits au port de la Cité.
Source : Gallica

Paul-Louis Grenier La cité de Limoges : son évêque… (1907)

DEVOIRS FÉODAUX DE L'ÉVÈQUE ENVERS LE ROI D'ANGLETERRE COMME DUC D'AQUITAINE
Les rois d'Angleterre, en tant que ducs d'Aquitaine, eurent le droit d'exiger de l'évêque de Limoges le serment de fidélité. Ce fut la condition imposée par Jean sans Terre à l'évêque Jean de Veyrac, que les persécutions des rois d'Angleterre avaient contraint à quitter son siège et dont les biens venaient d'être sequestrés en 1214. Dans une lettre écrite par ce roi à l'archevêque de Bordeaux, au prieur de Grandmont, au comte de la Marche et aux habitants de la Cité, la condition est formellement énoncée (3) .
Source : Gallica

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