Résumé

Jourdeuil Du Mouvement politique en France… (1869)

Il ne faut point entendre la liberté dans le sens qu'on lui donne communément, quand on unit l'idée de liberté à l'idée de gouvernement libre, attendu qu'un peuple peut se regarder comme libre à sa manière et vivre sous un gouvernement autocratique et absolu.
Pour une grande race, être libre, c'est avoir le souci du gouvernement; mais, pour une race abaissée, ainsi que pour un peuple aimant le repos et le far niente, un gouvernement libre sera celui qui ne demandera aux éléments civiques ni luttes soutenues, ni désintéressement public, ni consommation d'énergie.
Source : Gallica

Jourdeuil Du Mouvement politique en France… (1869)

L'égalité des opinions ne doit pas être confondue avec l'égalité des richesses, car l'égalité des opinions est un droit primordial, imprescriptible, au lieu que l'égalité des richesses, c'est-à-dire le communisme, n'est un droit que sur le consentement des éléments sociaux, et tandis que l'égalité des richesses conduit à l'abaissement d'une nation, parce qu'elle ne fait pas de distinction entre le vice inerte et la vertu active, l'égalité des opinions est la source de toute grandeur, parce qu'elle veut la protection de toutes les vertus et l'établissement de l'ordre sur la justice.
Source : Gallica

Jourdeuil Du Mouvement politique en France… (1869)

Si une foule d'hommes plus rhéteurs qu'hommes d'Etat, plus égoïstes que patriotes, se sont partagé la puissance publique et la puissance de la presse après 1830, c'est parce que le régime constitutionnel de l'époque n'était qu'une illusion.
Avec un peuple émancipé, qui ne se laisse pas duper par les apparences, les faiseurs de systèmes et les ennemis impurs de la propriété eussent été laissés dans l'ombre, car un peuple moralement politique dédaigne les théories où il y a de tout, excepté des conseils de modération.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature