Charles Périn

Résumé

Charles Périn Les libertés populaires (1871)

Il n'est que trop vrai que la démocratie n'a pas, qu'elle ne peut pas avoir le sens de la tradition, et qu'elle répugne à tout ce qui dure. C'est une des raisons pour lesquelles elle est impuissante à donner au peuple la vraie liberté. La liberté populaire, mobile de sa nature, a besoin de se créer des garanties contre sa propre faiblesse. Il faut qu'elle trouve une certaine force de persistance et d'unité, dans des institutions qui lui offrent un centre et un appui sans lui imposer aucune sujétion, qui lui assurent la durée sans la réduire à l'immobilité.
Source : Gallica

Charles Périn Les libertés populaires (1871)

Par elle s'établit l'accord des volontés qui fait naître et conserve l'association. Tandis que l'État fait appel à la contrainte, la charité ne fait appel qu'à la liberté. Elle se déploie dans le cercle des lois inviolables de la justice, qui garantissent la liberté de toutes les forces légitimes de la société. Au milieu de cet ordre extérieur, où tout est rigoureusement fixé par les règles de la légalité, elle met en jeu les forces vives de l'humanité. Elle est dans l'État comme l'âme dans le corps ; elle y répand la vie, le mouvement et le progrès.
Source : Gallica

Charles Périn Les libertés populaires (1871)

Pour échapper à la logique révolutionnaire, une seule voie est ouverte : elle part du droit suprême de Dieu sur la vie humaine, lequel a pour corollaire nécessaire le devoir imposé à l'homme d'obéir aux commandements divins, et elle va aboutir au droit naturel qu'a tout homme de pratiquer, en pleine liberté, ce devoir d'obéissance à la souveraine autorité de Dieu. Ce que Dieu prescrit et ce qu'il interdit, voilà le devoir, et le fond obligé de toutes les lois. Là se trouve la limite que les pouvoirs publics ne peuvent point franchir, et qui exclut tout arbitraire de l'homme.
Source : Gallica

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