Résumé

Alexandre Calmels Une Opinion politique à propos des élections… (1869)

Un peuple de citoyens ayant en honneur le travail, — soit ; — mais un peuple d'ouvriers-citoyens ! Un tel lit de procuste est une chimère : car tel homme aujourd'hui est ouvrier, qui ne le sera plus demain, s'il a su acquérir le bien-être pour le conserver par l'économie ; et tel homme qui n'est point
ouvrier doit infailliblement le devenir, si le travail ne consolide point sa fortune ou s'il la dissipe par ses prodigalités. C'est plutôt dans cette alternative même que se peut trouver la garantie la plus efficace d'un régime de vraie liberté.
Source : Gallica

Alexandre Calmels Une Opinion politique à propos des élections… (1869)

Nul n'est privé de la liberté de demander la satisfaction des besoins légitimes; chacun jouit d'une assez grande liberté pour faire le bien du pays. Mais nous n'obtiendrons jamais assez de liberté pour contenter les désirs de ceux qui sont avides de licence. — On a dit et avec justesse, les nations ont toujours la dose de liberté qui convient à leurs moeurs et à leur tempérament. Qui pourrait souhaiter un régime de liberté individuelle pareille à celle que la constitution des Etats du Nord de l'Amérique laisse fleurir en ce pays?
Source : Gallica

Alexandre Calmels Une Opinion politique à propos des élections… (1869)

N'envoyons point dans notre parlement des hommes suspects de libéralisme outre, qui se qualifient eux-mêmes hommes d'opposition socialistes ! Vous pouvez avoir l'assurance qu'ils sont hommes à idées préconçues, des hommes à doctrine arrêtée et d'opinion systématique : ils ne peuvent que contrarier l'appaisement des esprits, aigrir les caractères et nous conduire aux révolutions. Or, les révolutions sont le pire des expédients. La révolution, c'est le trouble de tous les intérêts, la misère pour tous
Source : Gallica

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