Paul Janet,
La Philosophie de la Révolution française
“ Ce que M. Michelet a surtout saisi admirablement, c’est le caractère de spontanéité et d’unanimité qu’a eu la révolution à son début. Il dit avec raison que tout ce qu’il y a de bon est l’œuvre de tout le monde, et que ce qu’il y a de mauvais est l’œuvre de quelques-uns. Les grands faits sociaux se sont produits « par des forces immenses, invisibles, nullement violentes. » Il y a eu là un moment unique dans l’histoire, où le cœur de l’homme s’est élargi. C’était l’explosion d’un sentiment nouveau dans le monde, l’humanité. La révolution aima « jusqu’à l’Anglais, » son éternel ennemi. ”
