Résumé

Édouard Daras De la Dictature du Président, par M. l'abbé É. Daras (1851)

Voulez-vous juger un coup d'État ? voyez s'il rassure ou s'il effraie. Le bon sens du peuple est quelquefois le meilleur juge, de la politique humaine.
Vous reprochez au Président d'avoir fait un coup d'État qui rassure la France; mais l'Assemblée aussi avait fait un coup d'État, et celui-là devait nous perdre. Vous dites que la Constitution est violée ; mais qu'était la loi du 31 mai, sinon une violation de la Constitution, et une violation-imprudente, qui nous jetait dans la guerre civile d'où elle prétendait nous sauver?
Source : Gallica

Édouard Daras De la Dictature du Président, par M. l'abbé É. Daras (1851)

La fortune étant tout le bonheur de celui qui n'est pas chrétien, il faut qu'il devienne riche à tout prix. Il ne peut pas plus renoncer à l'espérance d'être riche qu'au désir d'être heureux. Or, il n'y a que deux moyens d'arriver à la fortune': l'un, qui est lent, incertain, et par-dessus tout pénible à la nature humaine, le travail, le travail assidu ; le travail avec ordre, avec économie, avec privation; l'autre, violent, mais rapide et sûr, la spoliation des riches, le partage des richesses, c'est-à-dire le socialisme.
Source : Gallica

Édouard Daras De la Dictature du Président, par M. l'abbé É. Daras (1851)

Ah ! s'il s'agissait d'enlever au paysan sa propriété privée pour la mettre en commun, quand vous lui promettriez une fortune facile, le paysan n'y consentirait jamais. Sa première, vertu, c'est la défiance. Ce qu'il a amassé avec, peine, il le garde avec soin : il ne s'en dessaisit plus. Et c'est pourquoi le communisme ne sera jamais populaire que chez les ouvriers. Mais le partage n'enlèverait rien à la grande majorité des paysans. Il ruinerait le château, le fermier, et tous ceux qui ont au delà de douze ou quinze arpents, mais le nombre en est plus petit que vous ne pensez.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature