Pierre-Joseph Proudhon,
Idée générale de la Révolution au dix-neuvième siècle
“ J’ai toujours regardé l’Association en général, la fraternité, comme un engagement équivoque, qui, de même que le plaisir, l’amour, et beaucoup d’autres choses, sous l’apparence la plus séduisante, renferme plus de mal que de bien. C’est peut-être un effet du tempérament que j’ai reçu de la nature : je me méfie de la fraternité à l’égal de la volupté. J’ai vu peu d’hommes se louer de l’une et de l’autre. En particulier, l’Association présentée comme institution universelle, principe, moyen et but de la Révolution, me paraît cacher une arrière-pensée d’exploitation et de despotisme. ”
