Résumé

V. Avril La Communauté, c'est l'esclavage et le vol… (1848)

L'école, le collège, la vie conventuelle ne sont que des modes communautaires, dont le but est de développer ultérieurement la personnalité, mais qui, pour le moment, la limitent et la restreignent dans la règle, dans le devoir, dans l'obéissance. Quand l'enfant s'est fait homme, quand il entre en lutte avec la société, quand il agit sur elle par la production, par l'agriculture, par l'échange, alors il devient propriétaire exclusif; c'est un soldat qui n'a d'espoir que dans ses armes, la fortune est sa conquête, et pour la défendre, il opprime, il devient barbare, impitoyable.
Source : Gallica

V. Avril La Communauté, c'est l'esclavage et le vol… (1848)

En faire une matière n'est-ce pas le mettre dans l'impossibilité d'accomplir le plus simple des devoirs.
Comment ne voit-on pas que la question de liberté est liée à celle de responsabilité ; qu'il ne peut y avoir de responsabilité s'il n'y a pas de liberté, et qu'il n'y a pas de liberté, là où le législateur est armé de coercition et d'une puissance infinie de nivellement. L'égalité des devoirs est donc la destruction de l'idée même des devoirs, car il ne peut y avoir d'obligation personnelle dans une société qui ne tient aucun compte de la liberté individuelle.
Source : Gallica

V. Avril La Communauté, c'est l'esclavage et le vol… (1848)

Le travail par tous et pour tous est justement ce qui anéantit le travail individuel, et ce qui prouve la tyrannie de l'espèce sur l'individu. M. Cabet a beau faire, jamais il n'éteindra chez l'homme ce noble sentiment de la famille consolidée et perpétuée par la propriété ; jamais il n'obtiendra un travail aussi persévérant, aussi passionné que celui déterminé par l'amour soit dans le mariage, soit dans la paternité, et jamais il n'aura le triste bonheur de faire disparaître les belles et vigilantes énergies du père et du propriétaire.
Source : Gallica

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