Guillaume Desjardins

Résumé

Guillaume Desjardins De l'Organisation de la fraternité… (1848)

Il n'est pas vrai que l'on soit frère de tout le monde par le coeur : on peut l'être par l'équité; où le sentiment défaille et nous abandonne, l'esprit heureusement nous saisit. La fraternité sociale, pour l'individu qu'elle pénètre, est le règne d'une haute raison : la dignité de l'homme en fait la base et en détermine les rapports. Et nous ne croyons pas cette fraternité là inférieure à l'autre, en outre qu'elle a sur celle-là l'avantage de l'étendue d'action et d'embrassement, comme tout ce qui relève de l'idée.
Source : Gallica

Guillaume Desjardins De l'Organisation de la fraternité… (1848)

Si l'homme était l'humanité complète en soi, et il le serait s'il pouvait être relativement l'égal de tous et de chacun, il est certain qu'il n'aurait rien à demander ni rien à donner à son prochain; que, s'il pouvait seul conjurer l'énergie des milieux où il est appelé à vivre et fonctionner, il balancerait à lui seul tout son globe. Mais l'homme-individu, l'homme élémentaire n'est pas plus toute la société civile ou politique, qu'il n'est toute l'espèce, toute la sexualité comme chair, tous les moyens propagateurs et conservateurs de l'être comme idée.
Source : Gallica

Guillaume Desjardins De l'Organisation de la fraternité… (1848)

L'humanité est une sphère morale qui gravite incessamment sur elle-même dans ses mouvements de progrès et de translation, comme tout ce qui a condition de mouvement et de durée. Mais l'important, le tout, dont les conséquences nous pressent si rudement dans l'avènement de la Démocratie, qui remplace aujourd'hui la Bourgeoisie (car il y a deux naissances, deux avènements à constater) , c'est de ne pas instituer ou continuer des vocations forcées. De ne pas jeter, ainsi que le faisait la société qui vient de tomber, l'accident comme loi dans la vie et la fonction du pauvre, l'égal de tous.
Source : Gallica

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