Résumé

Ferdinand Laignel Essai sur la théorie des principes du droit… (1844)

La vérité absolue, sauf l'exception dont jevais parler tout à l'heure, n'est pas faite pour les hommes, elle n'appartient qu'à Dieu, car lui seul peut embrasser à la fois le grand tout et chacune de ses parties ; mais l'intelligence de l'homme a ses limites et ne peut jamais en comprendre qu'une très-petite partie, il est hors d'état de savoir si, au delà de ce qu'il peut apercevoir par les sens, ou saisir par l'intelligence, quelque chose qu'il ne lui est pas possible de connaître ne modifie pas ou ne renverse pas les systèmes qui lui semblent le plus assurés.
Source : Gallica

Ferdinand Laignel Essai sur la théorie des principes du droit… (1844)

D'autre part on peut considérer comme juste toute action qui n'est contraire à aucun de nos devoirs, c'est-à-dire, qui ne doit offenser ni l'intérêt universel, ni l'intérêt particulier.
Ainsi aucune action vraiment utile ne saurait être injuste, car si elle devait être nuisible aux autres hommes ou à l'ordre général des choses, ses conséquences feraient disparaître l'utilité dont elle n'aurait que l'apparence.
Ce qui est utile aux hommes en général est juste ; ce qui n'est utile qu'à quelques-uns au préjudice d'un plus grand nombre d'autres est injuste.
Source : Gallica

Ferdinand Laignel Essai sur la théorie des principes du droit… (1844)

Les devoirs de l'homme consistent à se conformer entièrement, selon sa nature, à cet ordre général qui est la loi imposée par Dieu à tout ce qui compose l'univers. — Ils sont subordonnés aux devoirs envers Dieu, mais passent avant tous les autres, même avant les devoirs envers les autres hommes ; car tous les hommes vivant dans cet ordre de choses et ne pouvant exister de leur vie mortelle sans lui, sa fin amènerait la fin de l'espèce humaine.
Source : Gallica

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