Paul Archambault,
Renouvier
(1911)
“ La loi morale suppose l'accord du bonheur et de la vertu. Or, cet accord, sans lequel la vie morale est étrangère au monde, en fait n'existe pas. Reste à supposer qu'il se réalisera dans l'avenir. La liberté ne va pas sans possibilité de mal et de désordre : mais il faut qu'elle ait, pour ainsi dire, le loisir de restaurer l'ordre. L'immortalité, c'est le droit au progrès, le droit à réaliser l'idéal que la loi morale nous impose, et qui sans elle reste impossible. Seulement, il faut concevoir l'immortalité sans ramener la substance et le noumène. ”
