Résumé

Eduard von Hartmann Schopenhauer et son disciple Frauenstaedt

Pour Schopenhauer l’idéalisme subjectif a une double importance ; d’un côté il est pour lui une garantie de l’unité de l’être du monde, et d’un autre côté il résout le problème de l’individuation. En posant avec raison l’espace et le temps comme le principium individuationis, il déduit de l’esthétique transcendantale de Kant, la conséquence rigoureuse que la pluralité est seulement possible dans le monde des phénomènes subjectifs, mais non pas dans la chose en soi, puisque l’espace et le temps ne doivent plus avoir aucune valeur au-delà de la sphère des phénomènes subjectifs.
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Eduard von Hartmann Schopenhauer et son disciple Frauenstaedt

De même que les idées particulières constituent le contenu des actes particuliers de la volonté, de même la totalité des idées, ou l’idée absolue, universelle, constitue le contenu du vouloir total du monde. C’est en elle que la volonté universelle trouve certainement une essence complète et en même temps aussi un but complet de son activité, mais cette finalité du monde n’est pas dans le vouloir en lui-même, ni même dans la nature de la volonté potentielle, mais dans l’idée qui remplit la volonté en tant que son contenu.
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Eduard von Hartmann Schopenhauer et son disciple Frauenstaedt

L’idéalisme subjectif, poursuivi jusqu’à ses dernières conséquences, conduit, comme je l’ai montré ailleurs [2] , à l'illusionnisme absolu dans lequel la chose en soi et le moi en soi deviennent une illusion, et le monde un simple rêve de la conscience sans rêveur. Schopenhauer croyait éviter ces conséquences en s’imaginant qu’il pouvait, par un mystérieux procédé intérieur, constater la chose en soi comme volonté, et c’est justement cette croyance qui lui donna le courage de rejeter sans aucun scrupule la base kantienne d’un réalisme transcendantal (la causalité transcendante) .
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