Gabriel Compayré

Gabriel Compayré

Résumé

Portrait de Gabriel Compayré Gabriel Compayré La philosophie de David Hume (1873)

Si la croyance n'était qu'une conception plus vive, tous les jugements devraient être affirmatifs. L'homme devrait croire à la réalité de tout ce qu'il se représente vivement. Il serait incapable de se refuser à cet entraînement de la sensibilité et de l'imagination. N'ayant aucune idée distincte de l'existence, il ne saurait, à la vue d'un objet, déterminer si l'existence lui appartient ou non. Incapable d'une comparaison réfléchie, cédant à l'impulsion mécanique de la conception la plus vive, il adhérerait à cette conception, comme le plateau de la balance penche sous le poids le plus fort.
Source : Gallica

Portrait de Gabriel Compayré Gabriel Compayré La philosophie de David Hume (1873)

Le principe de contradiction a donc perdu, dans la philosophie de Hume, le sens qu'on lui donne généralement. Il n'a plus la valeur d'une vérité rationnelle, fondement de toute logique : il n'est plus que l'expression d'un fait, à savoir, l'impuissance de l'esprit à penser à la fois une chose et son contraire. Si l'esprit, tel que Hume l'imagine, est certain, des vérités mathématiques, c'est que la représentation du contraire de ces vérités ne s'est jamais produite. Parler d'impossibilité, de nécessité, c'est sortir des limites de la nature.
Source : Gallica

Portrait de Gabriel Compayré Gabriel Compayré La philosophie de David Hume (1873)

Hume n'a plus qu'une chose à nous apprendre : comment, de cette supposition purement imaginative, nous passons, et avec nous tout le genre humain, à une croyance qui ne doute pas d'elle-même, et qui n'a contre elle que l'opinion de quelques philosophes. Mais, nous l'avons déjà vu, la transition de l'idée à la croyance n'offre aucune difficulté, dans le système de Hume. La croyance, ce n'est que l'idée plus vive, et cette vivacité, l'idée l'acquiert par son rapport avec une impression actuelle.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature