Gabriel Compayré

Élements biographiques

Portrait de Gabriel Compayré Gabriel Compayré,  La philosophie de David Hume (1873)

“ Si la croyance n'était qu'une conception plus vive, tous les jugements devraient être affirmatifs. L'homme devrait croire à la réalité de tout ce qu'il se représente vivement. Il serait incapable de se refuser à cet entraînement de la sensibilité et de l'imagination. N'ayant aucune idée distincte de l'existence, il ne saurait, à la vue d'un objet, déterminer si l'existence lui appartient ou non. Incapable d'une comparaison réfléchie, cédant à l'impulsion mécanique de la conception la plus vive, il adhérerait à cette conception, comme le plateau de la balance penche sous le poids le plus fort. ”
Source : Gallica

Portrait de Gabriel Compayré Gabriel Compayré,  La philosophie de David Hume (1873)

“ Et si nous avons cette impression qu'ils sont nôtres, c'est qu'ils nous apparaissent tous comme intérieurs ; c'est qu'ils nous donnent tous l'idée de quelque chose d'interne qui s'oppose nettement aux choses du dehors. Sous la surface mobile de nos sentiments et de nos pensées, nous sentons comme un courant intime et profond, sur lequel glissent à chaque instant, pour mourir aussitôt, les vagues de nos impressions. Cette conscience accompagne tous les événements de notre vie morale, et c'est elle, à n'en pas douter, qui est le fondement, et le fondement solide de l'idée du moi. ”
Source : Gallica

Portrait de Gabriel Compayré Gabriel Compayré,  Jules Gaufrès : sa vie et son oeuvre (1909)

“ Si, en racontant la vie et l'oeuvre de Félix Pécaut, nous avons pu dire de celui-ci que sa gaîté ne dépassait jamais le sourire, celle de son ami Gaufres allait volontiers jusqu'au rire : rire ironique quelquefois, mais le plus souvent rire bon enfant et sans malice. Sa bonne humeur était celle d'un homme dont la conscience est tranquille, et qui, malgré les tristesses des temps présents, quelque profondément ressenties qu'elles soient, trouve dans le sentiment des services qu'il rend, dans la satisfaction du devoir régulièrement accompli, le secret de je ne sais quelle vitalité joyeuse. ”
Source : Gallica

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