Alphonse Nicolas Lebègue

Résumé

Alphonse Nicolas Lebègue Paris. [Par A. N. Lebègue.] (1870)

Avec quel sentiment de bien-être l'esprit se porte vers les champs où les bruits s'éteignent, où l'agitation s'arrête, pour se reposer, pour retrouver le calme, la foi, l'espérance, tout ce qui fait le bonheur en ce monde. Qui de nous n'a pas dirigé ses pas vers quelque église rustique, au bout d'un hameau, alors que le jour tombe et que l'âme a besoin de se recueillir !
Dans ce sanctuaire désert, qu'une lampe éclaire à peine, le genou se ploie, le coeur se dilate, on prie, on sent que Dieu est là et que rien ne se place entre lui et nous.
Source : Gallica

Alphonse Nicolas Lebègue Paris. [Par A. N. Lebègue.] (1870)

C'est par excellence la ville de l'homme d'esprit, de l'épicurien, de l'artiste, même du savant. Tout est dans Paris; le plus grand mal et le plus grand bien; la vertu sublime et le vice effronté. Nulle part on ne sert aussi résolument Dieu et le diable.
Ce sont justement ces contrastes qui rendent Paris unique clans le monde. On adore jusqu'à ses défauts, quand on s'est familiarisé avec eux, et on est bien près de les gagner; il faut se défendre de la séduction. C'est la même faiblesse qui entraîne les femmes vers les hommes qui méritent le moins leurs sacrifices.
Source : Gallica

Alphonse Nicolas Lebègue Paris. [Par A. N. Lebègue.] (1870)

Cette bohème administrative a dirigé la France pendant vingt ans, sans que rien entravât son triomphe. Tous émargeaient grassement au budget, tous s'étalaient orgueilleusement sur leurs sièges à sinécures et donnaient à leurs subordonnés des ordres imparfaitement exécutés, ce dont ils ne s'inquiétaient guère. De là provient le désordre introduit dans la bureaucratie, désordre qu'une direction ferme et sage pourra seule réparer.
Le grand malheur de la France, et de Paris en particulier, c'est l'envahissement de l'égoïsme. La fameuse devise : Chacun pour soi ! est devenue la loi unique.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature