Eugène Bazin

Résumé

Eugène Bazin Études historiques (1873)

Quant à nous, cette idée de Dieu, de Providence, de progrès ne nous abandonne pas. Elle nous apparaît, pour l'homme comme le sentiment même de sa dignité; pour l'humanité, comme la récompense ici-bas de ses travaux et de son sang, mais surtout comme le gage d'un immortel avenir. Ainsi, aux lieux où lurent les hommes et les empires, et comme sur la limite des deux mondes, entre la vie présente et la vie de la foi, un monument s'élève, pour perpétuer l'émulation de la postérité, en lui disant la solennelle leçon de ce qui a disparu, mais n'a pas cessé d'être.
Source : Gallica

Eugène Bazin Études historiques (1873)

Pour moi, du moins, un fait de conscience et d'observation, c'est que la Providence de Dieu ne délaisse jamais son œuvre.
Cependant, que d'obscurités et qued'erreurs! Pas une pierre ne tombe sur notre tête, pas un ébranlement social ne se fait sentir, qu'aussitôt, et comme si, à chaque commotion, l'ordre universel avait failli, on ne remette en question l'origine même et la raison des choses. L'homme est si prompt au désespoir ou à l'orgueil !
Source : Gallica

Eugène Bazin Études historiques (1873)

Pénétrant enfin plus avant, et jusque dans les mystères de l'êlre spirituel, ce mouvement, ces harmonies, ces lois de la matière par elle-même inerte et sans lois, il les a retrouvés au dedans de lui, plus agissants, sinon mieux obéis, et, en tout cas, encore plus admirables; à la lumière de sa conscience, il a senti dans la vie de son âme un souffle céleste, dans son intelligence et son cœur, un ordre suprême, qui les maîtrise, contre lequel il murmure quelquefois, mais qu'il ne se glorifiera pas non plus d'avoir créé.
Source : Gallica

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