Résumé

De l'avenir de la France, ou fin de "Un dîner"… (1840)

A l'individu elle donne trop de facilité à se passer des qualités qu'il n'a pas; trop de moyens d'abuser de celles qu'il a. La réputation acquise sous la garantie d'un contrôle sévère, cesse d'être et possible et nécessaire; on ne demande plus à l'homme ce qu'il est, on s'enquiert de ce qu'il veut. Il n'importe plus qu'il soit le citoyen honorable d'une ville, il suffit qu'il se dise l'homme du pays et se fasse le drapeau d'une opinion. La centralisation n'est pas forte de moralité, n'est pas de nature consciencieuse; c'est à l'esprit, c'est à la passion qu'elle fait la meilleure part.
Source : Gallica

De l'avenir de la France, ou fin de "Un dîner"… (1840)

C'est une erreur, je le crois, de voir toujours l'empire dans la France; l'empire était le fait et l'appétit d'un seul; c'était une orange dans la main d'un homme ; la France était violentée par l'empire comme le reste; ce gouvernement lui coûtait la prospérité qu'elle n'a connue qu'après lui. S'il y a de l'inquiétude dans l'esprit public en France, c'est véritablement pour trouver son assiette, pour s'asseoir; et si cette inquiétude venait à menacer de perturbation au dehors, ce ne serait en principe que pour maintenir le droit de chercher à être mieux chez soi.
Source : Gallica

De l'avenir de la France, ou fin de "Un dîner"… (1840)

Oui, cette sincérité est une nécessité, j'en suis convaincu, j'en conviens. Elle est une condition sine qua non pour le pays, pour le gouvernement, pour la royauté elle-même, d'ordre et de continuation prochaine; la royauté redevient ce qu'on a voulu qu'elle fût; voilà pourquoi elle se pose vis-à-vis de l'esprit public, dans des conditions qui annoncent son amoindrissement progressif; et voilà pourquoi elle hésite, elle balance, et ne cède qu'à l'impossibilité de pouvoir autre chose. Ce que vous appelez sincérité d'existence, la royauté l'appelle commencement de cessation d'existence.
Source : Gallica

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