De l'avenir de la France, ou fin de "Un dîner"… (1840)
“ A l'individu elle donne trop de facilité à se passer des qualités qu'il n'a pas; trop de moyens d'abuser de celles qu'il a. La réputation acquise sous la garantie d'un contrôle sévère, cesse d'être et possible et nécessaire; on ne demande plus à l'homme ce qu'il est, on s'enquiert de ce qu'il veut. Il n'importe plus qu'il soit le citoyen honorable d'une ville, il suffit qu'il se dise l'homme du pays et se fasse le drapeau d'une opinion. La centralisation n'est pas forte de moralité, n'est pas de nature consciencieuse; c'est à l'esprit, c'est à la passion qu'elle fait la meilleure part. ”
