Résumé

Un Dîner ; par M.*** (1838)

“ Si la liberté sait faire de grandes choses, elle n'en satisfait point d'impossibles; — cette liberté pourtant reste une épée à toutes les mains ; carlistes, républicains, bonapartistes, mécontens de toute nuance, chacun s'en sert à sa manière; est-on trop faible sous son drapeau, on se coalise, on met un bonnet rouge sur le drapeau blanc et on crie : Vive la liberté, vive Bonaparte, vive la république ! De bonne foi, où trouver un peuple politique dans ce pêle-mêle de passions, de turpitudes, et de folies ? — Pour l'appercevoir, ne faut-il pas se tourner vers le mince parti du gouvernement ? ”
Source : Gallica

Un Dîner ; par M.*** (1838)

“ Satisfaite de la nécessité d'être, elle soumet les conditions de son existence aux combinaisons d'un état de choses où la liberté se concilie avec l'ordre, et s'y place de manière à rester une barrière entre l'anarchie, sans devenir une échelle pour le despotisme.
Tout ceci est si vrai, si naturellement senti comme une vérité d'instinct, que même en repoussant la légitimité, on s'arrête à ce que lui ressemble le plus. Le quoique Bourbon, en effet, n'est qu'a l'irritation de la volonté sur la conscience ; c'est ainsi qu'on affirme quelquefois pour se cacher à soi-même que l'on doute.
”
Source : Gallica

Un Dîner ; par M.*** (1838)

“ L'état politique de la France est aujourd'hui, le moment de force des individualités; chacun pousse sa vague ; vingt têtes, vingt avis. Vous ressemblez à une armée d'où la victoire à banni la discipline ; il est injuste de se prendre de tout au gouvernement; quel qu'il fut, l'esprit de l'époque lutterait avec lui ; république, ce serait l'anarchie; royauté constitutionnelle, le tiraillement, le désordre moral. ”
Source : Gallica

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