Résumé

Oui ou non, Dieu le veut-il ? Par… (1849)

Un président, un seul, parce qu'il lui faut le pouvoir, le gouvernement monarchique avec une république
Démocratique, parce que si le peuple veut être gouverné, il veut aussi rester souverain;—
Une et indivisible, parce qu'il veut conserver sa force et sa puissance, parce qu'il ne veut pas s'amoindrir, s'anéantir dans une fédération qui ne serait qu'une féodalité déguisée comme la vieille féodalité, laquelle n'était elle-même qu'une fédération tyrannique.
Et puis qu'est-ce que la légitimité, cette exagération en arrière? Un non-sens dont on ne devrait déjà plus s'occuper.
Source : Gallica

Oui ou non, Dieu le veut-il ? Par… (1849)

Ce qui est injuste au soleil que nous voyons, ne peut être juste dans la nuit des temps que nous ne voyons plus. Le droit est absolu : ce qui était usurpation , il y a huit cents ans, est encore usurpation aujourd'hui.
Pour un fossé, pour un mur mitoyen, pour une langue de terre, il y a le bénéfice de la prescription après quelques années.
Pour la souveraineté du peuple, il n'y a rien : elle est imprescriptible comme les rayons du soleil, imprescriptible comme la justice de Dieu....
Ou bien votre royauté est-elle légitime, parce que le peuple l'a proclamée dans ses comices?
Source : Gallica

Oui ou non, Dieu le veut-il ? Par… (1849)

Alors les plus intelligents parmi les oppresseurs commencèrent à comprendre que la régénération de la liberté approchait : les idées qui fermentaient dans le silence, jaillirent des têtes inclinées sous le joug, pour faire invasion sur la place publique... Tout trembla, et la royauté envahissante, et la noblesse parfois complice de la couronne, plus souvent criminelle pour son propre compte, et le clergé corrompu par le partage des richesses et de la puissance, le clergé honteux que l'imprimerie fît lire à tous la loi de fraternité par lui mise en oubli.
Source : Gallica

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