Résumé

Eugène Louis Guérin Le Siècle et la monarchie [par E.-L. Guérin… (1851)

« Vous savez que les princes des nations dominent sur elles, et que ceux qui sont les plus puissans parmi eux, les traitent avec empire. Il ne doit pas en être de même parmi vous, et celui qui voudra être le plus grand parmi vous, soit votre serviteur ; comme le fils de l'homme qui n'est pas venu pour être servi, mais pour servir (2) . » Si les principes de la liberté, de l'égalité et de la fraternité, ne sont pas contenus dans ce passage, il n'y a rien de clair ni de certain dans la parole de l'homme, non plus que dans celle de Dieu, tout tombe dans le domaine du doute.
Source : Gallica

Eugène Louis Guérin Le Siècle et la monarchie [par E.-L. Guérin… (1851)

Que « la corruption de la royauté, ou la tyrannie (aujourd'hui inévitable) est ce qu'il y a de pire, et celle de la démocratie, ce qu'il y a de plus modéré. On serait tenté de croire le contraire. C'est qu'on juge ordinairement d'après le bruit que l'on entend, et que le peuple tyran fait beaucoup plus de bruit que de mal ; tandis que le tyran qui porte le nom de roi fait plus de mal et moins de bruit. »
Source : Gallica

Eugène Louis Guérin Le Siècle et la monarchie [par E.-L. Guérin… (1851)

Exposez donc sans crainte de me faire de la peine ce que vous savez des conséquences de la légitimité.
LE MAIRE. Puisque vous m'y autorisez, je vous dirai sans détour que si nous voulons être flancs ou si nous ne nous faisons pas illusion, nous reconnaîtrons sans peine que ce qui nous plaît dans le droit divin, ce sont les conséquences. Si le pouvoir dérive immédiatement de Dieu, il est clair que les princes ne relèvent que de leurs consciences et ne doivent compte de leurs actes à qui que ce soit. Oh qu'une pareille doctrine doit sourire aux rois et aux prétendants!
Source : Gallica

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