Résumé

Portrait de Jules Barthélemy-Saint-Hilaire Jules Barthélemy-Saint-Hilaire A la démocratie française ; La démocratie française en 1873… (1848)

Mais Platon n'a connu que la démocratie athénienne; et il n'est pas impossible d'imaginer une démocratie qui soit égale, en plus d'un point, à l'aristocratie même de sa République. Grâce au progrès des moeurs et de la vraie civilisation, on peut, au dix-neuvième siècle, espérer mieux d'une nation de trente-cinq millions d'âmes que le philosophe n'espérait des cinq mille citoyens de son État idéal. La démocratie peut aujourd'hui, par la pratique intelligente du système de l'élection, devenir le gouvernement des meilleurs.
Source : Gallica

Portrait de Jules Barthélemy-Saint-Hilaire Jules Barthélemy-Saint-Hilaire A la démocratie française ; La démocratie française en 1873… (1848)

La démocratie, si elle était toujours sage, pourrait hardiment appeler la controverse, qui n'aurait alors d'autre effet que de l'éclairer et de l'affermir. Elle s'offrirait aux coups de ses adversaires, sûre de toujours en triompher.
Mais ce n'est pas d'un ordre matériel et purement extérieur que la vertu peut se contenter. Il lui faut cet ordre intime et profond que la conscience de chaque citoyen doit recéler et qui est la ferme assise de l'ordre social lui-même. Il lui faut l'ordre moral, sans lequel l'autre est à la fois sans valeur et sans durée. Elle l'exige de tous sans distinction
Source : Gallica

Portrait de Jules Barthélemy-Saint-Hilaire Jules Barthélemy-Saint-Hilaire A la démocratie française ; La démocratie française en 1873… (1848)

Or, la raison qui régit l'État et les membres de la cité, c'est la loi, faillible comme peut l'être la raison même de l'homme, mais ayant toujours comme elle le bien seul pour mobile et pour but. La loi, c'est la raison politique, la raison sociale, disposant d'une manière générale, et, s'il se peut, impartiale, pour tous les êtres que la cité renferme. La loi doit donc être sainte et divine en quelque sorte, au même titre que la raison dans l'individu. Obéir à la loi est pour le citoyen un devoir tout aussi étroit, tout aussi impérieux que d'obéir à la raison pour l'homme
Source : Gallica

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