Résumé

La Patrie et la République ; par Léon Danicourt… (1880)

La liberté est faite, encore une fois, autant du respect des droits d'autrui que de l'exercice du nôtre; et quand on a l'honneur d'appartenir à une patrie comme la France, d'être membre d'une nationalité qui, comme la nôtre, est humaine dans le plus grand sens du mot, on a aussi des devoirs envers elle. On a des devoirs envers elle, non-seulement parce qu'on lui appartient, non-seulement par intérêt, non-seulement par le sentiment étroit du patriotisme et de la race, mais parce qu'en la servant, on sert en même temps la cause de l'humanité et du progrès.
Source : Gallica

La Patrie et la République ; par Léon Danicourt… (1880)

La patrie antique ne connaissait pas le travail ou le méprisait, il y était oeuvre d'esclave. « Tout posséder, disait Aristote, n'avoir besoin de personne, voilà la véritable indépendance. L'étendue et la fertilité du territoire doivent être telles que tous les citoyens puissent y vivre dans le loisir d'hommes libres et sobres. » (Polit., livre IV, ch. v.) « La constitution parfaite n'admettra jamais les artisans parmi les citoyens. Travailler aux choses indispensables de la vie pour la personne d'un individu, c'est être esclave; travailler pour le public, c'est être ouvrier ou mercenaire. »
Source : Gallica

La Patrie et la République ; par Léon Danicourt… (1880)

Ce point de fait, c'est celui-ci : la nécessité où se trouvent tous les hommes d'Etat, si libéraux qu'ils soient, de faire respecter le pouvoir, afin de garantir contre toute atteinte, non pas leurs personnes, mais la Constitution dont ils ont la garde.
C'est une nécessité si grande qu'aucun n'y échappe ; et nous en avons vu souvent de fort embarrassés pour mettre les actes auxquels les condamnait leur situation d'hommes de gouvernement, avec ce fameux principe de la liberté illimitée de la presse dont ils avaient proclamé l'excellence quand ils étaient de l'opposition.
Source : Gallica

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