Résumé

Louis Brébant Catéchisme de la justice, loisirs forcés de Magdebourg… (1872)

L'égoïsme national n'est pas plus sage que l'égoïsme individuel dans les rapports des citoyens entre eux. La justice seule est la base de la paix, de l'ordre et du bonheur ; cette loi générale, seule universelle, s'impose aussi bien à la nation qu'à l'individu. Il faut renoncer à l'ordre dans l'humanité et au bonheur des hommes par la liberté si celle-ci n'accepte pas partout et toujours les lois de la justice comme règle de ses actes. Ni la grandeur, ni la force, ni la fortune, ni les jouissances matérielles ne peuvent réaliser par une virtualité propre l'ordre dans l'humanité.
Source : Gallica

Louis Brébant Catéchisme de la justice, loisirs forcés de Magdebourg… (1872)

Ce qui assure à la nation cette fixité, c'est un pouvoir permanent, conservateur, qui soit la représentation vivante et vraie de la nation à chaque moment de sa durée. Le progrès n'est pas un changement de totalité à chaque instant produit. Le progrès a pour base le bien et l'ordre réalisés et éprouvés; il n'est qu'un appoint surajouté à la masse préalablement acquise. Un pouvoir conservateur doit maintenir intact l'ordre social réalisé, il n'y a pas de pouvoir secondaire plus digne dans ses attributions, plus élevé dans son rôle, plus important dans sa conduite.
Source : Gallica

Louis Brébant Catéchisme de la justice, loisirs forcés de Magdebourg… (1872)

La justice internationale est en vérité la limite de la liberté d'une nation, mais loin de croire que la liberté soit restreinte ainsi par la justice, il faut voir au contraire ce qui est, c'est-à-dire qu'elle en est consolidée, augmentée, multipliée. C'est de la même façon que le respect de la justice entre les concitoyens loin de diminuer la liberté individuelle, lui a donné une multitude d'applications nouvelles, une sécurité merveilleuse et qu'elle l'a rendue la source éclatante du vrai bonheur de l'homme.
Source : Gallica

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