De la Vérité politique, ou suite de "Un dîner" (1839)
“ Si la liberté est un droit pour l'intelligence, elle est un poids salutaire pour la conscience. La conscience s'étend avec la liberté ; moins on dépend des autres, plus on sent le besoin de dépendre de soi-même. L'homme libre, responsable envers lui seul, sous le coup de son libre arbitre, par cela qu'il agit volontairement, veut agir sciemment; il se voit tout entier et sans excuse vis-à-vis de sa conscience; et la conscience, qui l'éclaire ? qui l'alimente? La religion. La liberté sans religion, c'est la voile sans le gouvernail, c'est une arme sans poignée, dangereuse pour toutes les mains. ”
