Résumé

Léon Sandon Un mot à la bourgeoisie, par M. Léon Sandon… (1851)

C'est quelque chose de bien triste, à quelque parti qu'on appartienne, de voir aujourd'hui quel accablement, quelle immense douleur, quelle incertitude, quelles haines se sont emparés de cette partie du peuple qu'on nomme la Bourgeoisie. Cette Bourgeoisie, née du Peuple, grandie par le travail, douée d'une intelligence si juste, si pratique, qui avait ébranlé et détruit enfin tout ce qui s'opposait à sa puissance, par la seule arme du bon sens et du ridicule; Cette Bourgeoisie, qui a eu pour chefs Voltaire, Louis Courrier et Béranger, aujourd'hui elle ne sait plus rire, elle doute d'elle-même
Source : Gallica

Léon Sandon Un mot à la bourgeoisie, par M. Léon Sandon… (1851)

Le principe démocratique saisit l'homme par l'âme et par le corps , comme l'amour ; on a dit de l'amour que c'était une flamme, formée par des frissons de la chair et des rêves de l'âme. Le principe démocratique emprunte à la religion ses sublimes aspirations de fraternité; et, de plus que la religion, il promet positivement de réaliser quelques-unes de ces aspirations sur cette terre, d'y transporter quelques ressemblances du bonheur céleste. Et il convie chacun à ce travail. Ce principe est au coeur du Peuple, il n'en sortira pas ; il ira grandissant chaque jour.
Source : Gallica

Léon Sandon Un mot à la bourgeoisie, par M. Léon Sandon… (1851)

Essayez de produire de semblables résultats en faveur de l'intérêt exclusif d'une classe d'hommes? Vous verrez que ni l'argent, ni le raisonnement, ni même le nombre, n'y réussiront. Et c'est là une des marques de la supériorité native de la race humaine. Quand on veut en obtenir de grandes choses, on ne les obtiendra ni par l'argent, ni par le raisonnement; il faudra s'adressera sa conscience, à son imagition, à une foi quelconque qui le rallie et l'échauffe.
Source : Gallica

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