Auguste Chauvin-Beillard

Résumé

Auguste Chauvin-Beillard Discours de M. Chauvin-Beillard… (1837)

L'égalité n'est qu'une des mille folies auxquelles se passionnent quotidiennement d'honnêtes citoyens. On ne conçoit pas même de procès politique où la conscience des jurés ne puisse se préoccuper de maximes inviolables, d'axiômes évidents, et se placer ainsi au-dessus des lois positives. Que si l'on ajoute à la science nominale des journaux, les attachements de parti et toutes les illusions qui en sont la suite; il faut bien dire que le jury politique est impossible.
Source : Gallica

Auguste Chauvin-Beillard Discours de M. Chauvin-Beillard… (1837)

Et de plus, il y a de graves inconvénients à cette transformation d'un parti en pure opinion. Par cela même qu'elle a perdu les conditions essentielles à la vie politique, l'opinion s'éloigne des affaires et devient peu à peu étrangère au monde réel; elle rêve des impossibilités et des folies. C'est une espèce de somnambulisme qui fait peine et peur à voir, tout à la fois ; tant le réveil serait déplorable pour le public et le malade lui-même. Tel est visiblement l'état où l'opinion royaliste parle, depuis cinq ans, de la liberté, du gouvernement, des institutions.
Source : Gallica

Auguste Chauvin-Beillard Discours de M. Chauvin-Beillard… (1837)

Il n'est pas donné à un parti, il n'est pas possible à l'esprit humain de triompher d'une telle situation. Evidemment; un côté droit à la chambre, fonctionnant côte à côte avec la majorité, contre l'opposition révolutionnaire; ce côté droit irait, dans un temps donné, à la dynastie d'Orléans, quand on ne ferait rien pour l'y attirer. Que si un côté droit nombreux se voue à la lactique qui a si fort avancé les affaires légitimistes depuis sept ans ; l'issue de la guerre légale et assermentée n'est pas difficile à prévoir.
Source : Gallica

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