Charles-François-Xavier Müller

Résumé

Charles-François-Xavier Müller De l'Avenir de la France, par M. Charles Muller (1844)

Comment s'étonner qu'avec une pareille situation politique la France ait perdu sa prospérité intérieure? Comment, alors que pour marcher sous la nécessité d'un tel système, pour soutenir son existence faible, éphémère, artificielle, le pouvoir est obligé de s'étayer sur un parlement corrompu et de chercher son avenir dans la construction de forteresses monstrueuses, comment, dis-je, les finances du pays pourraient-elles avoir leur assiette régulière et normale?
Source : Gallica

Charles-François-Xavier Müller De l'Avenir de la France, par M. Charles Muller (1844)

Ce qui manque à la gauche dynastique, ce ne sont pas les bons sentiments, les généreuses intentions, c'est la volonté et la capacité. Elle n'a ni fixité dans les principes, ni logique dans la conduite. Elle prend des mots pour des idées, et des théories pour des faits. Elle proclame la souveraineté nationale, et, pour elle comme pour les doctrinaires, cette souveraineté n'est qu'une fiction. Elle veut la stabilité du gouvernement de juillet, et elle refuse à ce gouvernement les moyens de vivre.
Source : Gallica

Charles-François-Xavier Müller De l'Avenir de la France, par M. Charles Muller (1844)

Le pouvoir, reposant sur des fondements solides, n'ayant pas à lutter contre les mêmes obstacles à l'intérieur, contre les mêmes préventions à l'extérieur, recouvre sa liberté d'action, son indépendance, et la dignité morale qui lui est si nécessaire dans ses relations avec l'étranger. Il peut, s'il le faut, tirer l'épée et affronter l'Europe tout entière, sans avoir à craindre de chanceler sur sa base pendant la mêlée ; il peut rendre à la France sa grande position dans le monde, sans recourir à cette extrémité.
Source : Gallica

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