Résumé

L Dufay Le Cte de Paris et la monarchie représentative… (1884)

Quant aux ministres, responsables de leurs actes beaucoup plus devant le Parlement que devant le roi ou président, ils doivent, bien que choisis en apparence par le roi, représenter l'esprit de la majorité des Assemblées, et, partant, ils sont toujours plus ou moins imposés par cette majorité. Par suite aussi, dans le régime parlementaire, la réalité du pouvoir appartient en somme à celui des deux groupes, ministère ou Parlement, qui domine l'autre par la supériorité du talent ou de l'esprit politique.
Source : Gallica

L Dufay Le Cte de Paris et la monarchie représentative… (1884)

Un Parlement constitué d'après cette législation électorale sera un obstacle, invincible à toute politique révolutionnaire d'en haut ou d'en bas; au lieu de suivre purement et simplement l'opinion publique jusque dans ses faiblesses ou ses exagérations, il la réformera au besoin et la dirigera comme il convient à l'élite d'un grand peuple; enfin, malgré sa subordination constitutionnelle au chef de l'Etat, il exercera sur lui, par la haute valeur de ses membres une pression morale irrésistible et bien autrement salutaire que les moyens de domination créés par le parlementarisme.
Source : Gallica

L Dufay Le Cte de Paris et la monarchie représentative… (1884)

Mais, en dehors de ces cas où la Nation est menacée gravement dans sa foi ou dans son existence, les fautes d'un chef de peuple, et encore moins celles de ses prédécesseurs, ne sauraient ouvrir le droit à le renverser du trône. Le contrat exprès ou tacite formé entre le peuple et la famille royale ne peut être rompu par le peuple, ni arbitrairement, ni sous le prétexte que le roi résiste aux voeux du peuple et n'accorde pas les réformes demandées.
Source : Gallica

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