Résumé

Portrait de Alfred Nettement Alfred Nettement La Révolution de Février, par M. Alfred Nettement (1848)

Quand nous entendons un grand nom, quand nous voyons une belle action, nous ne disons pas : « Est-ce la république? », ou bien : « Est-ce la monarchie? » ; nous disons : « C'est la France ! ». Encore une fois, il nous manque un sens pour comprendre les grandes pensées auxquelles on a cédé, en proscrivant les noms les plus éclatans de notre histoire, comme si nous étions une nation née d'hier, nouvellement assise au banquet des sociétés humaines, et réduite à la condition de ces bâtards qui ne peuvent nommer tout haut leurs pères!
Source : Gallica

Portrait de Alfred Nettement Alfred Nettement La Révolution de Février, par M. Alfred Nettement (1848)

L'ancien parti républicain, en effet, n'est pas plus maître de Paris qu'il n'est maître de la France. Paris, à l'instar de la France, est prêt à aider le gouvernement républicain dans ce qu'il fera d'utile aux intérêts moraux et matériels de la nation, de grand, de juste, de vraiment libéral. Mais les républicains n'auraient Paris pour second dans aucune des violences et des fautes auxquelles ils se laisseraient entraîner. Dé toutes les villes de France, Paris est la plus intéressée à l'ordre, puisque c'est le grand centre de la richesse, du commerce et du luxe.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Nettement Alfred Nettement La Révolution de Février, par M. Alfred Nettement (1848)

Voici donc où en étaient les choses, la veille des journées de février : le pouvoir ne reposant plus que sur la force matérielle et sur les fictions constitutionnelles auxquelles la nation avait ôté toute vie en se retirant ; les classes populaires et les classes moyennes indignées, dégoûtées, détachées du gouvernement, la garde nationale mécontente et hostile, l'opposition parlementaire peu populaire et décréditée. L'explication de la révolution de février est là toute entière.
Source : Gallica

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