Résumé

Bellême Lettre à M. Odilon-Barrot, ou Réfutation du discours qu'il a prononcé dans un banquet patriotique à lui offert à Thorigny… (1835)

Si les commerçans sont en majorité du juste milieu, il ne faut pas dire, comme certains journaux républicains l'ont avancé, que c'est parce qu'ils forment une espèce d'aristocratie bourgeoise. J'ai déjà dit que l'intérêt de l'ouvrier était lié à celui des commerçans ; que l'on me prouve le contraire ! Ce qu'il nous faut davantage à la Chambre, ce sont d'anciens commerçans; l'intérêt du commerce sera mieux servi, parce qu'ils s'y connaîtront mieux. Je préfère un homme avec une moindre éducation et qui a du bon sens, à un autre homme pétillant d'esprit et qui n'a pas le jugement sain.
Source : Gallica

Bellême Lettre à M. Odilon-Barrot, ou Réfutation du discours qu'il a prononcé dans un banquet patriotique à lui offert à Thorigny… (1835)

L'aristocratie, à quelques louables exceptions près, ne veut que des richesses, des honneurs, qu'elle ne peut obtenir qu'au préjudice et par l'abaissement du peuple. Le despotisme amène le gouvernement monarchi-constitutionnel.
La paix, la stabilité, de l'état, la prospérité du commerce sont acquises aux gouvernemens vraiment monarchi-constitutionnels, parce que la saine population, la classe moyenne travaille pour elle-même dans le choix des gouvernans, et que si elle se trompe une fois, elle sait profiter de son expérience et écarter les ambitieux qui ne travaillent que pour eux.
Source : Gallica

Bellême Lettre à M. Odilon-Barrot, ou Réfutation du discours qu'il a prononcé dans un banquet patriotique à lui offert à Thorigny… (1835)

Il faut dire qu'il n'appartient qu'à un bien méchant homme politique, ou à un homme bien ignorant, bien inexpérimenté, de chercher à soulever le peuple contre le gouvernement. Les résultats amènent les souffrances de ce peuple aussi bien que celles des riches ; car la perte du travail est le résultat inévitable, et le peuple sans travail meurt de faim. Quant aux hommes politiques libéraux, ils sont presque toujours faussement accusés de trahison et sacrifiés.
Je parlais tout à l'heure des jeunes gens des écoles, et je disais que l'éducation morale était la plus nécessaire à la jeunesse.
Source : Gallica

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