Auguste Chauvin-Beillard

Élements biographiques

Auguste Chauvin-Beillard,  Discours de M. Chauvin-Beillard… (1837)

“ Et de plus, il y a de graves inconvénients à cette transformation d'un parti en pure opinion. Par cela même qu'elle a perdu les conditions essentielles à la vie politique, l'opinion s'éloigne des affaires et devient peu à peu étrangère au monde réel; elle rêve des impossibilités et des folies. C'est une espèce de somnambulisme qui fait peine et peur à voir, tout à la fois ; tant le réveil serait déplorable pour le public et le malade lui-même. Tel est visiblement l'état où l'opinion royaliste parle, depuis cinq ans, de la liberté, du gouvernement, des institutions. ”
Source : Gallica

Auguste Chauvin-Beillard,  Discours prononcé par Me Chauvin-Beillard pour la défense de M. de Gricourt devant la Cour d'assises du Bas-Rhin… (1837)

“ Oui, nous pourrons avoir ainsi de petites collisions de dynastie à dynastie, comme celle du 30 octobre; et je ne vois point de loi, point de juge pour les réprimer. Mais croyez-vous donc, messieurs les jurés, croyez-vous qu'en un tel conflit, en un débat purement politique, il ne vaille pas mieux faire appel à la force que fourvoyer la justice? Pour se défendre contre des hommes qui l'attaquent l'épée à la main, par la force ouverte et militairement ; une dynastie n'a besoin ni de réquisitoires, ni de Cours d'assises, mais de soldats et de coups de fusil. ”
Source : Gallica

Auguste Chauvin-Beillard,  Discours prononcé par Me Chauvin-Beillard pour la défense de M. de Gricourt devant la Cour d'assises du Bas-Rhin… (1837)

“ Quand les gouvernements attaqués par la force appellent à leur aide les sentences de la justice, c'est que le danger est passé. Dans les circonstances graves, quand le péril est menaçant, une dynastie en appelle tout d'abord à son épée, et fait bien d'en appeler ainsi. C'est donc quand il n'y a plus rien à craindre, quand les assaillants sont désarmés et vaincus, qu'on les traînerait du champ de bataille devant un jury chargé de les achever, sans doute ! ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature